Information
- Pays
- Niger
- Bureau pays de LuxDev
- Bureau Niger
- Secteur
- Eau et Assainissement
- Agence d'exécution partenaire
- Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement
- PIC 3
- 2016 - 2020
- Période d'exécution
- 1 Octobre 2016 - 31 Décembre 2022
- Durée totale
- 75 mois
- Budget total
- 61 098 034 EUR
- Répartition des contributions
-
- Gouvernement luxembourgeois
34 861 126 EUR - DANIDA
26 236 908 EUR

Le PASEHA 3, programme conjoint Luxembourg / Danemark, vient en appui au secteur de l’eau et l’assainissement en se basant sur deux documents cadre du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement (MHA) :
- le projet d’appui institutionnel du ministère de l’Hydraulique et l’Assainissement ; et
- le programme sectoriel de l’eau et de l’assainissement (PROSEHA pour la période 2016 - 2030).
Le programme a pour objectif global de « Garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau ». Plus précisément, le PASEHA 3 vise à assurer un leadership efficace et durable sur le développement du secteur par le MHA et à contribuer à l'amélioration de l'accès des populations aux services d'eau et d’assainissement par 250 000 personnes additionnelles en cinq ans.
La mise en œuvre sera réalisée à travers deux composantes. La composante 1 renforcera les capacités du secteur afin d’assurer la mise en œuvre du PROSEHA. Cette composante sera exécutée en régie par LuxDev et dans la base du projet d’appui institutionnel développée par le Ministère. La délégation de l’Union européenne au Niger a manifesté sa volonté de déléguer à la Coopération luxembourgeoise la mise en œuvre des actions prévues dans les mesures complémentaires à son Contrat de réforme sectorielle.
La Composante 2 appuiera la mise en œuvre du PROSEHA qui intègre quatre résultats alignés sur les quatre sous-programmes du PROSEHA (indicatif), à savoir :
- la bonne gouvernance du secteur est renforcée ;
- l'accès universel équitable, abordable à l'eau potable en milieu rural est amélioré ;
- l'accès universel équitable, abordable à des services d'assainissement et d'hygiène adéquats en milieu rural est amélioré ; et
- la connaissance, la gestion et la protection des ressources en eau sont améliorées.
Le dispositif utilisé pour la mise en œuvre du PASEHA 3 repose sur :
- le ministère de l'Hydraulique et de l’Assainissement sous la supervision du Secrétariat général ;
- le comité de pilotage du Mécanisme de financement commun (MFC) comme instance de prise de décision ;
- le MFC comme moyen de mise en œuvre financière de la composante 2 d’appui au PROSEHA (aide budgétisée inscrite dans le budget de l’État) ; le MFC est aligné sur les procédures nationales (chaîne de la dépense publique et code des marchés publics) ; un manuel de procédure sera élaboré et validé ;
- une assistance technique recrutée par LuxDev et un maître d’œuvre recruté par le MHA en appui aux travaux.
Dernières nouvelles
NIGER - Prévenir les conflits liés à l'eauLa prise en compte des besoins en eau du pastoralisme dans la mise en œuvre du programme d’Appui au secteur de l’eau au Niger est facteur de développement économique et de cohésion sociale, en particulier dans les régions fragiles comme Diffa.
Le pastoralisme est le mode d’élevage fondé sur la mobilité permanente ou saisonnière du cheptel. C’est un mode d’élevage destiné à assurer l’alimentation des animaux par une exploitation itinérante des ressources, en zone aride ou semi-aride.
Photo 1. Au Niger, environ 75% du bétail est élevé selon un mode nomade et transhumant © Direction régionale de l’hydraulique et de l’assainissement DiffaLe problème de l’eau se pose avec acuité dans les systèmes pastoraux et sa rareté est souvent source de conflits entre pastoraux ou entre pastoraux et sédentaires.
L’implantation de points d’accès à l’eau souterraine sur les parcours de migration du bétail est donc un enjeu social, économique mais aussi sécuritaire. Lors de ces implantations, des accords sociaux entre tous les partis sont établis afin d’encadrer la future utilisation du point d’eau.
La région de Diffa, à l’extrême Est du Niger, est l’une des plus pauvres du pays et son taux d’accès à l’eau potable est de 53 %. Pour une population rurale de 680 000 habitants, le cheptel présent sur la région est estimé à plus de 4.5 millions de têtes.
Les incursions du groupe armé Boko Haram qui se produisent dans cette zone en raison de sa proximité géographique et culturelle avec le Nigéria engendrent de fréquents mouvements de population et exacerbent les violences intercommunautaires autour de l’accès aux ressources.
Photo 2. L’abreuvement du bétail se fait à des points d’eau situés près des villages © LuxDev/Zouloukalleyni DourfayeLa densification des points d’eau pastoraux revêt donc un caractère vital, comme dans le village de Alhadji Issa. Situé à 65 kilomètres de la ville de Diffa, dans un couloir de transhumance, ce village de 200 personnes et de plus de 10 000 têtes de bétail se ravitaille en eau à l’aide de 3 puits traditionnels. Outre la mauvaise qualité de l’eau puisée, ces puits se tarissent à la saison sèche. Des troupeaux en transhumance s’y arrêtent quotidiennement pour s’abreuver, aggravant la situation.
Ce village est désormais doté d’un puit cimenté pastoral. Ce puits moderne de plus de 45 mètres de profondeur permet de soulager les besoins en eau de la communauté.
Photo 3. Construction du puit cimenté pastoral à Alhadji Issa © Direction régionale de l’hydraulique et de l’assainissement DiffaLe programme d’Appui au secteur de l’eau et de l’assainissement appuie le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement dans la mise en œuvre du programme sectoriel de l’eau, l’hygiène et de l’assainissement (PROSEHA). Sous l’impulsion du Luxembourg et du Danemark, un mécanisme commun de financement permet désormais de canaliser les fonds des partenaires étrangers dans une démarche commune et cohérente avec les politiques nationales.
Sur Diffa, en complément des adductions d’eau potable, le volet pastoral a déjà permis la réalisation de 37 puits cimentés. Des stations de pompage pastorales et une nouvelle campagne de puits pastoraux viendront encore enrichir le maillage de ces ouvrages si importants pour la vie locale.
NIGER - Accès à l’eau : Concilier urgence et développement dans les zones fragiles
La 12e revue sectorielle de l’eau et de l’assainissement qui s’est tenue à Niamey le 12 juin 2019 a permis aux acteurs du secteur d’évaluer plus particulièrement les interventions à destination des régions en crise, le thème retenu pour la revue étant celui du « Nexus humanitaire-développement ».

Photo 1. Enfant à une borne fontaine © LuxDev
Le Niger fait face à une situation humanitaire précaire et un contexte sécuritaire instable. Les crises structurelles, comme l’insécurité alimentaire, se conjuguent aux crises sécuritaires qui engendrent d’importants mouvements de populations. Ces populations déplacées, présentes dans les régions de Diffa et Tillabéry, sont particulièrement vulnérables. En outre, l’ampleur de ces déplacements pèse sur les services de base préexistants et sur les ressources naturelles : pour rappel , en milieu rural au Niger, moins d’une personne sur deux à accès à l’eau potable.
Photo 2. Le puit, point central des activités humaines et agricoles © LuxDev
Dans ce contexte, le financement du Programme sectoriel eau, hygiène et assainissement élaboré par le Niger demeure une priorité. Le Mécanisme commun de financement permet en effet d’assurer une répartition équitable des interventions et de prendre en compte les besoins des zones fragiles ou en crise.
Ainsi, depuis le lancement officiel du fond le 12 juillet 2018, la région de Diffa compte 3 000 personnes nouvellement desservies en eau potable et 37 000 têtes de bétails desservies en eau grâce à la réalisation de deux adductions d’eau potable (AEP) et 37 puits cimentés pastoraux. Dans la région de Tillabéry, ce sont 7 500 personnes de plus qui ont accès à l’eau potable depuis la construction d’une AEP et de six postes d’eau autonomes. Les situations d’urgence que connaissent ces deux régions sont un critère important dans l’arbitrage des financements et des interventions qui leur sont accordées.

Photo 3. La table de séance de la revue sectorielle : de gauche à droite le gouverneur de la région de Niamey, le secrétaire général du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, le chef de file des partenaires techniques et financiers du secteur © LuxDev
NIGER - L’eau potable et l'hygiène pour tousDes résultats encourageants obtenus via le Mécanisme commun de financement sectoriel eau et assainissement
Étendre les services d’approvisionnement en eau, d’assainissement et d’hygiène aux groupes vulnérables est une priorité au Niger avec l’adoption du Programme sectoriel eau, hygiène et assainissement (PROSEHA) le 09 Mai 2017.
Le Mécanisme commun de financement (MCF) a été mis en place dès 2017 pour renforcer l’alignement et l’harmonisation des financements du secteur en offrant aux partenaires techniques et financiers (PTF) un outil fiable, transparent et efficace. Il a été créé par arrêté conjoint entre le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement (MHA), le ministère des Finances et le ministère du Plan.
L'un des objectifs clés du gouvernement Nigérien avec la création du MCF est de mobiliser des ressources financières pour combler les déficits de financement du PROSEHA où seuls 21 % du budget total est acquis d’ici la fin de la première phase en 2020. Pour amorcer le partenariat, le Grand-Duché du Luxembourg et le Royaume du Danemark se sont engagés à apporter à travers le 3ème Programme d’Appui au Secteur de l’Eau et de l’Assainissement (PASEHA 3) près de 47 millions d’euros d’ici 2022. Ces fonds viennent compléter ceux déjà mobilisés par l’état Nigérien (8,4 millions d’Euros) et versés au MCF.
En termes de réalisations du MCF, à ce jour 89 forages positifs ont été réalisés sur un objectif de 152. Un premier lot de 35 nouveaux systèmes d’adduction en eau potable (dont la majorité équipée de pompage solaire) seront construits à partir de juillet 2019 sur une partie de ces forages. Un deuxième lot de 57 ouvrages est en instance de lancement. En parallèle, 75 réalisations diverses (adductions d’eau potable, puits) ont déjà été mises en service alimentant en eau environ 80 000 personnes et 37 000 têtes de bétail à l’échelle nationale.
Adduction d'eau potable multi-villages en service, Région de Zinder © LuxDev
Essai de pompage dans un chantier de forage, Région de Zinder © LuxDev
Adduction d'eau potable multi-villages de Dantyandou, Région de Dosso © LuxDevLa défécation à l’air libre, qui est encore assez largement pratiquée au Niger (70,8 %) doit peu à peu disparaître, pour des raisons d’hygiène et de dignité. Le MHA avec l’appui du MCF cherche à généraliser l’approche de l’Assainissement Total Piloté par la Communauté (ATPC) à travers une première vaste campagne qui touchera plusieurs milliers de villages. En parallèle, 290 latrines ont été construites entre 2017 et 2018 à travers le MCF dans les centres de santé, les lieux publics et les établissements scolaires. De plus, le lancement des travaux de 860 latrines est prévu, à partir de juillet 2019, pour permettre l’amélioration des conditions d’hygiène. La mise en place de latrines dans les établissements scolaires est indispensable puisque les enfants sont particulièrement vulnérables aux conséquences néfastes des mauvaises conditions d’assainissement et du manque d’hygiène. C’est aussi un facteur important de scolarisation, notamment pour les filles, dont beaucoup, comme cela a été souvent observé, ne vont plus à l’école après la puberté faute de latrines.
La mise en place d’un mécanisme commun de financement sectoriel permet au ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement de faire face aux immenses besoins du pays. Aligné sur les programmes nationaux et fort d’une assistance technique permanente focalisée sur le renforcement des capacités, ce mécanisme permet déjà la livraison d’ouvrages de qualité. Ces premiers résultats attirent déjà d’autres contributeurs financiers et permettent ainsi de se projeter sur des objectifs et des horizons encore plus ambitieux.
Enfants à la recherche d'eau, Région de Dosso © LuxDev
Remplissage de bidons d'eau à la borne fontaine, Région de Dosso © LuxDevNIGER - Leaving no one behind : la réduction des inégalités d’accès à l’eau
Au Niger, pays en grande partie traversé par le désert du Sahara, l’accès à l’eau est la condition première et indispensable à toute initiative de développement.
En tamasheq, langue du peuple Touareg, un dicton populaire adopté par l’ensemble des communautés révèle l’importance symbolique de l’eau et lui accorde une valeur équivalente à la vie : « Aman, Iman ».
Malgré un climat principalement aride, le Niger dispose d’importantes ressources d’eaux souterraines et de 550 km de vallée fluviale tracée par son fleuve homonyme dans l’ouest du pays.
Commune rurale de Fabidji (Dosso), Puits villageois construit sur financement MCF, dessert 34 hameaux environnants en eau potable
Cependant, aujourd’hui 46,31% de la population rurale nigérienne est dépourvue de tout accès à un service d’eau et s’alimente donc à des sources d’eau non potable, des puits traditionnels non protégés, des mares, etc. Les défis portent donc principalement sur la réduction des disparités qui caractérisent l’accès et la gestion de l’eau dans ce pays. En effet, ses ressources hydriques sont inégalement réparties sur le territoire, temporairement non disponibles selon la saison, et difficilement accessibles à cause notamment de la profondeur des nappes dans certaines régions.
Le gouvernement nigérien a fait de l’accès équitable de la population à l’eau potable et aux infrastructures d’assainissement un des objectifs de développement du pays et s’est doté d’un Programme Sectoriel Eau, Hygiène et Assainissement (2016-2030) pour répondre à cet objectif.
Commune rurale de Fabidji (Dosso), Puits villageois construit sur financement MCF, dessert 34 hameaux environnants en eau potable
Le PASEHA 3, programme conjoint Luxembourg / Danemark, vient en appui au secteur en améliorant l’équité dans l’accès aux services d’eau et d’assainissement, le développement de la gestion locale de la ressource en eau et la connaissance accrue de la ressource. Ancré au sein du Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement (MHA), le PASEHA 3 vise à améliorer l'accès des populations aux services d'eau et d’assainissement pour 400 000 personnes additionnelles en 5 ans en parfait alignement avec la politique sectorielle.
Village d’Abdalazi (Dosso), Poste d’eau autonome réhabilité sur financement du MCF
Avec l’appui du PASEHA 3, un mécanisme de financement multi-bailleur a été mis sur pied en 2017, afin d’assurer un financement suffisant et équitable des besoins des populations. Le Mécanisme Commun de Financement (MCF) permet d’assurer une répartition équitable des interventions et de prendre en compte les besoins des zones fragiles ou en crise.
Pour l’ensemble du Niger, en 2018, avec les investissements réalisés via le MCF, 2 950 nouveaux ménages ont eu accès à un service basique d’eau potable pour la première fois. De plus, 4 nouvelles stations de pompage pastorales permettent d’alimenter 4 000 personnes du milieu pastoral en eau potable. Pour améliorer l’accès à l’assainissement de base, 119 édicules publics ont été également construits.
Approvisionnement : remplir des bassines et des bidons
Ces infrastructures permettront d’améliorer les conditions de vie des populations à plusieurs niveaux. Sur le plan de la santé, les risques de maladies seront réduits. Sur le plan de l’éducation, les chances de scolarisation et de maintien des enfants à l’école seront améliorées. C’est particulièrement le cas des jeunes filles qui disposeront de conditions sanitaires acceptables et seront déchargées de la corvée d’eau. Finalement, l’agriculture et l’élevage seront également favorisés avec moins de dépendance pluviométrique.
L’eau est bien source de vie, germe de conditions de vie plus justes et d’un développement humain durable.
Développement agricole , maraichage de contre saison grâce à une motopompe, Commune de Dioundiou, Dosso.
NIGER - Lancement de la revue à mi-parcours du 3e Programme indicatif de coopération
Le 9 octobre 2018 s’est tenu à Niamey l’atelier de lancement de la revue à mi-parcours du 3e Programme indicatif de coopération (PIC 2016-2020) entre la République du Niger et le Grand-Duché de Luxembourg.
Travaux de groupe sectoriel "développement rural" © LuxDevLors du discours d’ouverture de l’atelier, le chef du bureau de l’ambassade du Grand-Duché de Luxembourg à Ouagadougou a souligné l’importance de cet exercice. Dans le cadre de la nouvelle stratégie générale de la Coopération luxembourgeoise « En route pour 2030 », la Coopération au développement constitue en effet un des piliers essentiels de l’approche 3D (Diplomatie, Développement, Défense) en matière de politique étrangère du Luxembourg. Il a ensuite rappelé le contexte et les objectifs de la revue qui se déroulera en deux phases. Du 9 au 22 octobre, l’équipe d’évaluateurs externes réalisera une évaluation technique à mi-parcours des interventions bilatérales, du programme multilatéral ainsi que des actions humanitaires financées par le PIC III. Une deuxième étape aura lieu en début 2019 et se focalisera sur une analyse politico-stratégique du PIC dans son ensemble, en lien avec le contexte national de mise en œuvre.
La table de séance de l'atelier, de gauche à droite : le chef du bureau de l'ambassade du Grand-Duché de Luxembourg, le représentant résident de LuxDev, le chef de mission de l'équipe d'évaluateurs © LuxDevEn présence des partenaires nationaux et internationaux de la Coopération luxembourgeoise au Niger, l’équipe d’évaluateurs a présenté la méthodologie qui orientera les échanges bilatéraux pendant les visites de terrain, à Niamey et dans les régions de Dosso, Zinder et Tahoua.
Les quatre programmes mis en œuvre par LuxDev dans le cadre de l’enveloppe bilatérale du PIC III, à savoir le NIG023, le NIG024, le NIG025 et le NIG026, font l’objet de l’évaluation technique à mi-parcours. Ces programmes visent explicitement l’alignement sur les stratégies et les procédures nationales. Un rôle actif a donc été accordé aux partenaires nigériens lors de l’atelier afin de recueillir leurs perceptions et leurs préoccupations quant à l’appui apporté à la mise en œuvre des programmes sectoriels concernés. À cet effet des travaux de groupe sectoriels ont été organisés et ont permis d’affiner les objectifs de l’évaluation par la prise en compte des enjeux jugés prioritaires par les acteurs sollicités.
Travaux de groupe sectoriel "eau et assainissement" © LuxDevDans le secteur de l’éducation, les partenaires ont souhaité souligner l’importance de la capitalisation et de l’institutionnalisation des bonnes pratiques repérées au niveau régional. Les acteurs de la formation professionnelle ont mis l’emphase sur la qualité de la formation et sur la nécessité d’articuler les mesures de formation avec l’insertion professionnelle. Dans le secteur de l’eau et de l’assainissement les processus de délégation de la gestion de l’eau et des infrastructures doivent être examinés. Finalement, en ce qui concerne le développement rural, les réflexions ont porté sur la durabilité des actions mises en œuvre et sur la pérennisation des dynamiques qui ont vu le jour dans la région de Dosso.
Travaux de groupe sectoriel "formation professionnelle" © LuxDevDans l’après-midi du mardi 9 octobre 2018, les responsables des différentes parties prenantes de la revue à mi-parcours, réunis en comité, ont validé les propositions méthodologiques de l’évaluation en y intégrant ces pistes de réflexion.
Un atelier de restitution de la première phase de terrain aura lieu le 22 octobre à Niamey et permettra à l’équipe d’évaluateurs de partager avec les différentes parties prenantes les premières impressions et recommandations suite aux évaluations techniques.
Travaux de groupe sectoriel "éducation" © LuxDevNIGER - Lancement officiel du Mécanisme commmun de financement (MCF) du secteur de l'eau et de l'assainissement
Le Mécanisme commun de financement (MCF) a été lancé avec des millions d'euros d’ores et déjà mobilisés pour garantir l’accès à l’eau potable à la population au Niger.
Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, le chargé d’Affaires de l’ambassade du Grand-Duché de Luxembourg à Ouagadougou, le directeur général de LuxDev ainsi que les principaux acteurs du secteur se sont réunis le 12 juillet 2018 à Tahoua pour lancer officiellement le MCF du programme sectoriel eau, hygiène et assainissement (PROSEHA). Pour cette occasion, le forage de Kamo Kamo, financé par le MCF, a été visité. Cet ouvrage permettra très prochainement à des milliers de personnes de bénéficier de l’accès à l’eau potable.
En 2016 seulement 55,5 % des Nigériens n’avaient pas accès à l’eau potable et 98,3 % à des infrastructures d’assainissement de base. Le gouvernement du Niger s’est engagé dans l’atteinte des objectifs de développement durable des Nations unies, notamment le numéro 6 relatif à l’eau et l’assainissement. Pour cela, le PROSEHA 2016 - 2030 a été élaboré et présente les objectifs généraux suivants :
- assurer la disponibilité et la gestion durable de l’eau et de l’assainissement pour tous ;
- contribuer à la mise en œuvre de la stratégie nationale d’hydraulique pastorale.
Un mécanisme de financement innovant
Le MCF a été mis en place dès 2017 pour renforcer l’alignement et l’harmonisation des financements du secteur en offrant aux partenaires techniques et financiers (PTF) un outil fiable, transparent et efficace. Il a été créé par arrêté conjoint entre le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, le ministère des Finances et le ministère du Plan.
L'un des objectifs clés du gouvernement nigérien avec la création du MCF est de mobiliser des ressources financières pour combler les déficits de financement du PROSEHA où seul 21 % du budget total est acquis d’ici la fin de la première phase en 2020. Pour amorcer le partenariat, le Grand-Duché de Luxembourg et le Royaume du Danemark se sont engagés à apporter près de 47 millions EUR. Plusieurs PTF ont déjà manifesté leur intérêt à les rejoindre. Le Grand-Duché de Luxembourg, ayant renouvelé son mandat en tant que chef de file des PTF du secteur, continuera à donner son appui au gouvernement nigérien pour renforcer son réseau de plaidoyer.
Table de séance de l'atelier de lancement officiel du MCF, 12 juillet 2018 - Tahoua (de droite à gauche : le directeur général de LuxDev, le chargé d'Affaires de l'ambassade du Grand-Duché de Luxembourg à Ouagadougou, le ministre de l'Hydraulique et de l'Assainissement)
Participants à l'atelier de lancement du MCF, 12 juillet 2018 - Tahoua
Visite du forage de Kamo Kamo (Tahoua) financé par le MCF
Visite du forage de Kamo Kamo (Tahoua) financé par le MCF
Accueil de la population lors de la visite du forage de Kamo Kamo (Tahoua)
BURKINA FASO - Formulation d’un nouvel appui à l’enseignement et la formation techniques et professionnels
Forte d’une longue expérience dans le domaine de l’enseignement et la formation techniques et professionnels au Burkina Faso, la Coopération luxembourgeoise consolide son appui au développement des compétences par un nouvel appui dans le cadre de son 3e Programme indicatif de coopération (PIC) signé avec le Burkina Faso pour la période 2017-2021 à travers le BKF/026.
Le BKF/026 est une contribution à un appui conjoint, « Appui à la politique sectorielle d’enseignement et de formation techniques et professionnels (APOSE/EFTP) », des Coopérations luxembourgeoise, autrichienne, suisse, monégasque et française (à travers l’Agence française de développement) à la mise en œuvre de la politique de l’EFTP qui ont confiés le lead de la formulation à LuxDev.
Il succédera au Programme d’appui à la politique sectorielle de l’EFTP (PAPS/EFTP) soutenu par les mêmes partenaires et s’alignera sur le plan d’action triennal 2018-2020 de la politique nationale de l’EFTP. D’un budget estimatif de 20,269 milliards de FCFA (30,9 MEUR) dont 8,527 milliards de FCFA (13 MEUR) de contribution du Luxembourg, il s’articulera plus particulièrement autour de trois programmes visant à améliorer l’accès à l’EFTP (programme 1), en améliorer la qualité (programme 2) et renforcer son pilotage (programme 3).
Tenant compte des leçons apprises du PAPS/EFTP, l’exercice de formulation a inclus un diagnostic exhaustif des capacités institutionnelles, organisationnelles et individuelles des principales entités en charge de la mise en œuvre de l’EFTP au Burkina Faso. Sur base de ce diagnostic, les acteurs pilotes que sont le ministère en charge de la formation professionnelle, le Fonds d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage, le conseil national du patronat burkinabè et les chambres consulaires vont bénéficier d’importants appuis en matière de renforcement des capacités.
Pour ce qui concerne la formulation proprement dite, elle a démarré en mi-mai. À l’issue des entretiens avec les différents acteurs au niveau central et dans les régions, les travaux de terrain se sont conclus fin juin. Le document technique et financier (DTF) provisoire a été élaboré et sa restitution a eu lieu le 19 juillet en présence de la contrepartie et des Partenaires techniques et financiers (PTF). Les grandes orientations du prochain appui portent sur la réalisation d’actions de formation qualifiante et certifiante, à forte employabilité et plutôt de courte durée, l’appui à la décentralisation fonctionnelle et territoriale de la formation professionnelle notamment en finançant les chambres consulaires et les organisations professionnelles par branche, le développement des partenariats avec le secteur privé dont les organisations professionnelles par secteur économique et le patronat.

Partenaires techniques et financiers à l'atelier de restitution du DTF provisoireCourant juillet à septembre, il sera procédé à la finalisation/validation du DTF, puis à son instruction par le gouvernement burkinabè et les différents partenaires, suivie de la signature des accords bilatéraux respectifs entre le Burkina Faso et les partenaires contributeurs au financement de l’appui.
En termes de modalité de mise en œuvre, il est envisagé une exécution nationale des fonds à travers le ministère en charge de la formation professionnelle et l’instrument retenu est le Compte d’affectation spécial du trésor (CAST) qui sera mis en place et inscrit dans la Loi de Finances 2019. Il est cependant prévu la gestion en régie par un des PTF, de l’assistance technique, des supervisions financières, audits et évaluations.
Le démarrage est prévu pour le 4e trimestre 2018.
Niger : Tenue de la 11e revue sectorielle de l’eau et de l’assainissement
Le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement en collaboration avec ses partenaires a organisé du 19 au 21 juin la 11e revue sectorielle de l’eau et de l’assainissement sur le thème « secteur eau et assainissement, vecteur de développement ».
L’objectif de la revue sectorielle était, entre autres, de présenter le bilan d’activités depuis la dernière revue, de débattre des préoccupations en rapport avec la performance du secteur et de sensibiliser l’ensemble des décideurs sur le besoin d’investir dans le secteur de l’eau au Niger.

Borne fontaine, Zinder
À l’ouverture des travaux de la revue, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Pr. Issoufou Katambé, a rappelé qu’au cours de l’année 2017, qui constitue la deuxième année de mise en œuvre du Programme sectoriel eau, hygiène et assainissement (PROSEHA), il a été réalisé, entre autres, 2 415 équivalents point d’eau moderne en milieu villageois et 123 autres en milieu pastoral. Ces réalisations ont permis d’augmenter le taux d’accès théorique à l’eau potable, en passant de 45,5 % en 2016 à 45,91 % en 2017.
Le chef de bureau de l’ambassade du Grand-Duché de Luxembourg, M. Eric Dietz, chef de file des partenaires techniques et financiers du secteur, a souligné l’importance cruciale de l’eau comme source de coopération, facteur de paix, de développement durable, de sécurité et de stabilité et en tant que facteur de réduction des inégalités de droit. Il a aussi rappelé l’importance de l’eau dans le domaine de la sécuritaire alimentaire, de la santé publique, de l’éducation et de la lutte contre la pauvreté.
Pendant trois jours, les participants ont évalué l’état de mise en œuvre des recommandations de la revue précédente et la cohérence des démarches par rapport aux objectifs poursuivis.
Table de séance de la 11e revue sectorielle, Niamey
Borne fontaine, Diffa
Niger - Augmentation majeure des investissements dans l’eau et l’assainissement : près de 73 000 ménages desservis en 2018
Le 09 mai 2017 a été adopté le Programme sectoriel eau, hygiène et assainissement (PROSEHA) dont l’objectif est d’assurer la disponibilité et la gestion durable de l’eau et de l’assainissement pour tous.
Depuis, l’extension des services d’approvisionnement en eau, de l’assainissement ainsi que de l’hygiène aux groupes vulnérables, est devenue une priorité au Niger. Dans ce cadre, le pays se doit de relever plusieurs défis :
- élaborer une stratégie permettant, à un coût abordable, l’accès universel et équitable à l’eau potable ;
- la mise sur pied d’une gestion transparente et saine des ressources financières issues de la vente de l’eau ;
- faire établir, par le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement (MHA), un arbitrage à propos des fortes disparités concernant l’assainissement ainsi que l’accès aux services de l’eau ;
- développer la connaissance ainsi que le suivi du niveau de consommation actuel de la ressource en eau.

Programme conjoint entre le Luxembourg et le Danemark, le Programme d’appui au secteur eau, hygiène et assainissement (PASEHA 3/NIG026), soutient les secteurs de l’eau et de l’assainissement en se basant sur le Programme sectoriel eau, hygiène et assainissement (PROSEHA) 2016-2030.
Il a pour objectif global, de garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement. Par ailleurs, il vise également à assurer une gestion durable des ressources en eau.
Spécifiquement, le programme vise à contribuer à l'amélioration de l'accès des populations aux services d'eau et d’assainissement, à raison de 250 000 personnes additionnelles en cinq ans.
En 2018, le Programme d’appui au secteur eau, hygiène et assainissement (PASEHA III) contribuera à hauteur de 13 millions EUR dans le mécanisme commun de financement. Ce mécanisme, géré par le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement (MHA), a été créé en 2017 dans le but de rechercher l’efficacité de tous les financements sectoriels, tant intérieurs qu’extérieurs, afin d’appuyer la mise en œuvre du Programme sectoriel eau, hygiène et assainissement (PROSEHA).

Afin d’atteindre les cibles en matière de développement (objectifs de développement durable), le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement (MHA), a prévu pour l’année 2018, le financement de plusieurs investissements tels que la réalisation de :
- 152 forages profonds et moyens (entre 2018 et début 2019) ;
- 254 postes d’eau autonomes ;
- 114 mini stations d’adduction en eau potable simples ;
- 50 stations d’adduction en eau potable multi-villages ;
- 125 puits cimentés villageois ;
- 189 puits cimentés pastoraux ;
- 39 stations de pompage pastorales ;
- 3 665 latrines familiales ;
- 480 latrines publiques.
La priorité est donnée aux localités dépourvues de points d’eau avec un objectif de réduction des disparités. Avec la réalisation de ces investissements, près de 72 950 nouveaux ménages seront desservis pour l’année 2018.
